Économie : les chantiers métropolitains reprennent

Publiée le 20 mai 2020

Depuis une quinzaine de jours, la Métropole relance progressivement les chantiers jugés prioritaires en s’assurant de leur sécurité sanitaire. Des travaux de voirie sont notamment en cours d’achèvement à Seyssinet-Pariset.

Les ouvriers sur le chantier de Seyssinet-Pariset

Pendant toute la période de confinement, la Métropole a été présente sur le terrain, avec des équipes réduites, pour assurer la maintenance et les réparations nécessaires sur certains réseaux, certaines portions de voie publique et sur quelques ouvrages d’art. Mais de nombreux chantiers – une soixantaine environ - ont subi un coup d’arrêt le 17 mars dernier avec l’annonce du confinement.

C’est le cas de celui de la rue Voltaire, à Seyssinet-Pariset, où le bruit des engins de chantier se fait à nouveau entendre depuis une dizaine de jours. Après la rénovation complète des réseaux d’eaux usées, d’eau potable et d’assainissement en début d’année, les travaux de réfection de la voirie – à l’arrêt depuis le 17 mars - ont pu reprendre et sont en cours d’achèvement avec la pose de 250 tonnes d’enrobé.

Des chantiers sous surveillance sanitaire

À l’image de toutes les entreprises intervenant sur des chantiers métropolitains, l’entreprise Eurovia, qui mène les travaux à Seyssinet-Pariset, a dû s’adapter afin de répondre aux préconisations sanitaires des pouvoirs publics et protéger la santé de son personnel. Pour cela, elle a dû se conformer au guide national élaboré par l’OPPBTP* mais également au plan de prévention spécifique réalisé par la Métropole pour ses chantiers.

Très concrètement, chaque ouvrier a l’obligation de porter un masque et des gants de protection pour travailler. Il doit par ailleurs posséder son propre lot d’outils reconnaissable grâce à un scotch de couleur spécifique, celui-ci étant désinfecté chaque matin en arrivant sur le chantier. La mise à disposition de désinfectants, d’eau et de savon ou de gels hydroalcooliques dans les bungalows ou les camionnettes de chantier est par ailleurs obligatoire, tout comme l’affichage des consignes. Un « référent Covid » doit également être identifié afin de vérifier le respect des consignes et l’approvisionnement des produits sanitaires.

« L’impact de cette crise sanitaire sur les chantiers est double. Il y a tout d’abord un impact financier lié à la fourniture du matériel de protection nécessaire (gants, masques, gels…), qui représente pour Eurovia 150 000 à 200 000 € sur l’année, mais aussi une perte de rendement liée à la mise en place des mesures barrières. Par exemple, sur le chantier de la rue Voltaire à Seyssinet, cette perte est estimée entre 8 et 10% » témoigne M. Do Nascimento, chef d’agence Eurovia à Grenoble. « Nous craignons par ailleurs une baisse d’activité générale de l’ordre de 17% sur l’année 2020 » ajoute-t-il.

De son côté, la Métropole a notamment porté ses efforts ces dernières semaines sur l’amélioration et l’accroissement urgent du réseau cyclable du territoire, indispensable pour permettre aux habitants de disposer d’une infrastructure alternative de déplacement fiable et sécurisée.

Elle a aussi réactivé un certain nombre de chantiers concernant des travaux de sécurisation comme le renouvellement des marquages au sol ou le fauchage des abords de routes, des plantations d’arbres (qui étaient déjà livrés) ou encore des réfections de bâtiments en cours comme la toiture du centre de compostage ou la rénovation énergétique des installations techniques de la patinoire.

De g. à dr. : Guillaume Lissy, conseiller municipal de Seyssinet-Pariset, Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes Métropole et Marcel Repellin, maire de Seyssinet-Pariset lors de la visite du chantier de la rue Voltaire mardi 19 mai 2020.

 


* Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics