La Métropole renforce son action auprès des plus démunis

Publiée le 20 avril 2020

Mise à l’abri, aide alimentaire, hébergement d’insertion… Si la responsabilité de l’hébergement d’urgence relève de l’État, Grenoble-Alpes Métropole a souhaité contribuer de manière volontariste à la protection des plus démunis.

Gros plan sur des mains tenant un bol, lors d'une distribution de repas

On recense actuellement sur le territoire métropolitain environ 350 personnes (dont environ 80 enfants) vivant dans des campements et des squats. Un nombre auquel il convient d’ajouter les sans-abris – plus d'une quarantaine ont été repérés par lors des dernières tournées de contacts appelées "maraudes" – soit autant de personnes particulièrement vulnérables dans la période.

Face à cette situation, la Métropole a engagé, dès les premiers jours du confinement et en lien étroit avec les communes du cœur urbain, un dialogue régulier avec les services de l’Etat pour trouver des solutions adaptées. Plusieurs mesures ont ainsi été mises en œuvre.

Un renforcement des capacités d’hébergement

La Métropole a pris les dispositions suivantes :

La mise à disposition, pour l'accueil de personnes en errance vivant avec des chiens, d’un bâtiment de 34 places sur le site de l’opération d’aménagement métropolitaine du Cadran solaire, en accord avec la commune de La Tronche. Ce lieu de confinement est complémentaire de celui ouvert par l’Etat à Pont-de-Claix, qui propose 44 places à destination des personnes en errance, malades non graves du coronavirus.

Le recensement de l’offre disponible dans le logement social pour mettre des familles ou des individus à l’abri et développer un parcours d’insertion. La Métropole s'occupe également - notamment avec l'association Emmaüs, d'équiper ces logements de mobiliers essentiels (lits, tables, chaises, cuisinière, réfrigérateurs…). Une quarantaine de logements sont actuellement identifiés. Ils viennent compléter la mobilisation de logements communaux, mais aussi l’ouverture par l'État de 70 places dans des hôtels à Grenoble et de 35 place destinées aux femmes victimes de violences familiales à Meylan.

Des maraudes et une coordination renforcées

Huit acteurs, dont la Métropole, assuraient des maraudes dans l’agglomération avant la crise sanitaire, que ce soit dans la rue, dans les campements ou dans les squats. Mais le confinement a mis un coup d’arrêt à l’action de nombreuses associations. Seuls trois acteurs interviennent encore à l'heure actuelle : la Croix-Rouge française, l'association Vinci-Samu Social de Grenoble et Grenoble-Alpes Métropole.

Afin d’assurer un suivi permanent de la situation, la Métropole, en lien avec l’État, les communes et les acteurs associatifs concernés, a pris en charge la coordination de cette mission de repérage et de contact. Elle a par ailleurs renforcé sa présence sur les squats et les campements, les agents métropolitains assurant cinq maraudes par semaine, dont deux à trois menées avec le concours de l’association Médecins du Monde.

Un soutien financier à la Banque Alimentaire de l’Isère

En apportant un soutien financier exceptionnel à la Banque Alimentaire de l’Isère, opérateur central du système de distribution alimentaire du territoire en faveur des plus démunis, la Métropole souhaite sécuriser l’association afin que celle-ci puisse faire face à l’accroissement des besoins constaté depuis le début du confinement.