En octobre, le Mois de la nuit s’étend sur quatre territoires

Publiée le 29 septembre 2022

La Métropole de Grenoble, le Parc de Chartreuse, le Parc de Vercors et l’Espace Belledonne s’associent pour organiser le Mois de la nuit. Du 1er au 31 octobre, ces quatre territoires proposent des dizaines d’événements afin de sensibiliser le grand public à la pollution lumineuse.

Lors du Mois de la nuit en 2021.
Lors du Mois de la nuit en 2021. : Grenoble Alpes Métropole / Lucas Frangella
Lors du Mois de la nuit en 2021.

Observations d'étoiles, cours de photographie nocturne, balades commentées et accompagnées, conférences, projections, ciné-débats, veillées contées, ateliers scientifiques, sorties nature... Plus de 80 animations sont organisés dans une cinquantaine de communes de la grande région grenobloise. Par ailleurs, le 15 octobre se déroulera l’édition nationale du Jour de la nuit avec, là-aussi, des animations de sensibilisation et des extinctions de lumières.

« Je crois que nous pouvons être fiers, collectivement, de la très belle programmation qui s’annonce, partout dans nos territoires, qu’ils soient ruraux, urbains, périurbains, de montagne, a déclaré Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole lors de la présentation du Mois de la nuit 2022. Les acteurs publics s’engagent, je suis convaincu que les acteurs économiques, les commerçants, les habitants en feront autant. »

L’éclairage public est le principal responsable de la pollution lumineuse. Celle-ci peut provoquer des troubles du sommeil, réduit la visibilité du ciel durant la nuit et a un impact non-négligeable sur le plan économique. L’éclairage public en France représente ainsi plus de 20% des dépenses énergétiques des communes.

La pollution lumineuse affecte également le rythme biologique des animaux, leurs activités nocturnes ou leurs déplacements. L’éclairage nocturne peut constituer des zones infranchissables pour de nombreux animaux, dont une grande partie vit la nuit. En septembre 2021, le Congrès mondial de la nature de l’IUCN a inscrit la lutte contre la pollution lumineuse parmi les mesures clés pour faire face à l’urgence climatique et à la disparition de la biodiversité.

Économies et service public

En adoptant un Schéma d’Aménagement Lumière en 2020, la Métropole grenobloise s’est engagée à maîtriser l’éclairage public. Avec des objectifs chiffrés : réduire la consommation de l’éclairage public de 60%, augmenter de 10 à 25% le nombre de points lumineux éteints la nuit, ne plus étendre les zones éclairées (voire supprimer les éclairages inutiles) ou encore généraliser les dispositifs d’extinction et de variation d’intensité.

Par ailleurs, la Métropole propose aux communes de s’engager dans des objectifs de renouvellement de leurs installations en signant une charte. A ce jour, 24 communes ont signé ce document*. Dès 2025, les actions mises en place dans ces 24 communes permettront d’économiser 7 600 MWh par an (soit environ 1,15 million d’euros). En 2035, ces chiffres grimperont à 10 900 MWh (entre 1,4 et 2,2 millions d’euros).

Enfin, la Métropole a mis en place un service métropolitain de l’éclairage public qui a pour vocation d'accompagner et d'assister les services communaux dans la gestion et la rénovation de leur éclairage. La Métropole gère ainsi un parc d’environ 7 200 points lumineux pour le compte de 15 communes**.

Grenoble Alpes Métropole / Thibault Lefebure

 

*Bresson, Champagnier, Claix, Eybens, Fontaine, Gières, Grenoble, Herbeys, Jarrie, Meylan, Noyarey, Poisat, Pont-de-Claix, Proveysieux, Quaix-en-Chartreuse, La Tronche, Saint-Barthélémy-de-Séchilienne, Saint-Egrève, Saint-Martin-le-Vinoux, Sarcenas, Seyssins, Vaulnaveys-le-Haut, Varces-Alllières-et-Risset et Veurey-Voroize

**Champagnier, Claix, Corenc, Herbeys, Jarrie, Noyarey, Poisat, Pont-de-Claix, Quaix-en-Chartreuse, Saint-Barthélémy-de-Séchilienne, Saint-Paul-de-Varces, Sarcenas, Séchilienne, Vaulnaveys-le-Haut et Veurey-Voroize