La Convention citoyenne métropolitaine pour le climat est lancée !

Publiée le 8 mars 2022

Sur les 450 000 habitants que compte la Métropole, 150 citoyens ont été tirés au sort pour participer à la Convention citoyenne métropolitaine pour le climat. Son top départ a été donné samedi dernier à la Maison de la création et de l’innovation de l’Université Grenoble Alpes. Les attentes et espoirs étaient palpables.

Sur les 450 000 habitants que compte la Métropole, 150 citoyens ont été tirés au sort pour participer à la Convention citoyenne métropolitaine pour le climat. Son top départ a été donné samedi dernier à la Maison de la création et de l’innovation de l’Uni

Samedi 5 mars 2022, 9 heures du matin. Les membres de la Convention citoyenne métropolitaine pour le climat prennent place dans les rangs d’un bel amphithéâtre flambant neuf. Dans la Maison de la création et de l’innovation de l’Université Grenoble Alpes, règne un parfum de rentrée des classes. Les mines traduisent à la fois l’excitation et l’appréhension. Stylo en main, chacun pose devant soi le petit carnet qui a été distribué à l’entrée.

Le week-end va être studieux pour les citoyens tirés au sort. Tous ont accepté la proposition. Ce qui traduit une véritable motivation de leur part : il s’agit tout de même de passer l’intégralité de cinq week-ends, de mars à octobre 2022, à réfléchir à deux questions aussi angoissantes qu’enthousiasmantes : "Comment réduire les émissions de gaz à effet de serre ?" et "Comment atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 ?".

S’informer

« J’ai accepté en partie pour m’informer et pour mieux comprendre ces phénomènes de réchauffement climatique », explique le patron d’une petite entreprise. Le programme présenté au groupe a de quoi satisfaire cet appétit de connaissance. Sophie, une des animatrices de la convention prévient : « Ce premier week-end va être un peu professoral, c’est vrai. Mais les discussions de groupe seront ensuite de plus en plus intenses. »

Thierry Menissier1, qui co-préside le Comité opérationnel2 au côté de Sabine Lavorel3, justifie le caractère magistral du week-end : « Avec les autres membres du comité, nous avons pour rôle de faire venir les experts qui peuvent vous intéresser. Le but est d’atteindre une démocratie épistémique ». Entendez par là qu’il s’agit d’assurer un socle de connaissances suffisant aux citoyens présents. Le but ? Leur permettre de faire des propositions répondant aux deux impressionnantes questions qui leur sont posées.

Agir

« J’ai 20 ans et je suis heureuse, car j’ai l’impression que les jeunes ne sont pas toujours consultés pour ce genre de sujet », se réjouit une étudiante. Son voisin, un jeune actif de 24 ans, tient exactement le même discours. Il ajoute : « Je suis assez pessimiste en général sur cette question. Je me dis souvent que de petites actions comme le tri des déchets ne vont pas suffire. Alors j’espère vraiment pouvoir réfléchir et trouver de nouvelles pistes... »

Un état d’esprit partagé par l’architecte de 49 ans que nous croisons à la pause : « J’ai assez peu d’espoir mais j’ai envie d’être agréablement surpris ! Je suis ravi en tout cas de voir toute l’énergie dépensée pour ça. Je me sens chanceux d’être là. » L’espoir est aussi du côté des élus de la Métropole, à commencer par son président, Christophe Ferrari : « Il y a déjà eu une convention nationale... On espère être meilleur et porter de véritables changements ! » La promesse faite aux citoyens ? « Vous aurez une indépendance totale. J’ai l’intime conviction que vous nous apporterez des réponses nouvelles ! »

De gauche à droite, l'explorateur Nicolas Plain, Pascal Clouaire, vice-président de la Métropole en charge de la participation citoyenne, Christophe Ferrari, président de la Métropole et Pierre Verri, vice-président en charge du climat.

 

1Responsable de la chaire de recherche "éthique et IA" à l’Institut Multidisciplinaire en Intelligence Artificielle de Grenoble (MIAI), UGA.

2Le comité opérationnel est composé de dix personnalités, principalement universitaires. Il apportera aux membres de la convention citoyenne les informations dont ils auront besoin. Trois garants assureront également l’indépendance et la transparence du dispositif.

3 Maître de conférences HDR en Droit public à l'Université Grenoble Alpes.

Comment les citoyens ont-ils été tirés au sort ?

Les citoyens présents ont été tirés au sort sur une base de plus de 50 000 personnes habitant la Métropole grenobloise. Ils ont accepté de venir lors des cinq sessions et de travailler avec la Métropole sur les enjeux de transition environnementale.

Ils sont représentatifs de la diversité du territoire métropolitain :

  • La parité femmes/hommes est respectée
  • La répartition géographique selon le poids démographique est respectée : 44 % habitent le cœur urbain de la métropole – hors Grenoble, 40 % habitent Grenoble, 11 % le périurbain (à noter que plusieurs personnes viennent des quartiers populaire) et 5 % le rural/montagnard.
  • La répartition par tranche d'âge est la suivante : 21 % de 15-24 ans, 11 % de 25-29 ans, 20 % de 30-44 ans, 24 % de 45-59 ans et 24 % de 60 ans et plus.
  • Avec une représentativité des niveaux de diplômes dans notre territoire.
  • Et sur les conseils du comité opérationnel, la Métropole a fait attention aux points de vue diversifiés par rapport à l'urgence climatique.

Premières prise de parole des citoyennes et citoyenne de la CCC dans l'amphi de la MACI