Réhabilitation de la RD57 : les travaux en bonne voie

Publiée le 22 novembre 2021

Après l’impressionnant glissement de terrain survenu en début d’année sur la RD57 reliant Quaix-en-Chartreuse à Sarcenas, l’avancée des travaux permet d’envisager une réouverture provisoire de la route pour les fêtes de fin d’année. Un chantier qui témoigne des efforts de la Métropole en matière de mise en sécurité des routes et ouvrages d’art du territoire.

Les travaux de la route RD57
Après le déblaiement de la chaussée et la sécurisation du talus, les opérations consistent aujourd'hui à récréer le mur de soutènement à l'aval de la chaussée.

Les cicatrices sont encore visibles sur le flanc de la montagne. Le 1er février dernier, un glissement de terrain lié aux fortes pluies emportait près de 1000 m³ de terre, de végétaux et de rochers sur la route RD57 qui relie les communes de Quaix-en-Chartreuse et de Sarcenas, entraînant la fermeture de celle-ci.

« Cette fermeture impacte tout le cœur de Chartreuse », indique Sylvain Duloutre, maire de Sarcenas. « Beaucoup d’habitants du secteur utilisent cet axe pour rejoindre Saint-Egrève et aller en direction de Lyon. Il y a aussi les flux liés à la saison hivernale qui sont impactés car la route rejoint le col de Porte. Sa réouverture est donc très attendue ».

En urgence, la Métropole engageait un vaste chantier afin de nettoyer, réparer, conforter et sécuriser cet axe de circulation. Première opération : déblayer les 1000 m³ de matériaux sans mettre en danger les ouvriers. Une intervention par la piste forestière située au-dessus de la route fut ainsi privilégiée afin de « pousser » les débris vers le bas à l’aide d’une pelle-araignée adaptée aux zones difficilement accessibles, puis de les évacuer par la route. Il a ensuite été nécessaire de réparer le dispositif de retenue des chutes de blocs, en partie détruit par l’éboulement.

Depuis le mois de septembre, les travaux consistent à récréer le mur de soutènement à l’aval de la chaussée. Une fois cette étape terminée, la route sera rouverte provisoirement à tous les véhicules pour les vacances de Noël avec la mise en place d’un alternat de la circulation.

Sa réouverture complète interviendra au printemps 2022 après la pose de l’enrobé, qui nécessite des températures plus clémentes.

Plus de 20 M€ investis pour sécuriser les ouvrages d’art

« Cet évènement nous rappelle la vulnérabilité de nos territoires et de nos ouvrages face aux aléas climatiques », précise Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole. « Il y a bien entendu la question des risques naturels qui est primordiale mais également celle de l’accessibilités du territoire et de la sécurité des habitants ».

« Face à de tels évènements, la Métropole doit pouvoir réagir rapidement, parallèlement aux chantiers qu’elle mène dans le cadre de son programme de travaux annuels », indique Sylvain Laval, vice-président de la Métropole en charge de l’espace public et de la voirie.

La Métropole s’est en effet lancée depuis plusieurs années dans un travail titanesque de surveillance et de sécurisation des routes et des 1700 ouvrages d’art présents sur le territoire : 61 d’entre eux ont déjà fait l’objet de travaux et 39 sont en cours d’étude en 2021. Avec un investissement de plus de 20 M€ entre 2018 et 2020.

Parmi eux, non loin du chantier de la RD57, le mur de soutènement en contrebas de l’école de Quaix-en-Chartreuse a également été reconstruit suite à l’observation de fissures et d’un affaissement de la chaussée.

Photo : Vendredi 19 novembre, les élus se rendaient sur place pour constater l’avancée du chantier. De g. à dr. : Jean-Yves Porta, conseiller métropolitain délégué aux risques naturels et technologiques, Pierre faure, maire de Quaix-en-Chartreuse, Sylvain Laval, vice-président de la Métropole en charge des espaces publics, Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole et Sylvain Duloutre, maire de Sarcenas.

Les 1700 ouvrages d’art répertoriés

Vous avez peut-observé sur votre chemin une de ces plaques jaunes fixée sur un pont, un mur, une passerelle… ? Mis en place par la Métropole, ce système permet de recenser et de situer précisément les 1700 ouvrages d’art du territoire, d’identifier leur typologie et de suivre leur état de santé.

  • Les trois premières lettres correspondent à l'identification de la commune (ci-contre Quaix-en-Chartreuse)
  • Les trois suivantes à la typologie de l’ouvrage (ex : PON pour un pont, PAS pour une passerelle, MRS pour mur de soutènement…)
  • Et les quatre derniers chiffres à leur numérotation (celle-ci distingue notamment les nouveaux ouvrages de ceux transférés par les communes ou le département).