L’Agence de l’eau soutient les projets de la Métropole pour protéger la ressource aquatique

Publiée le 14 janvier 2021

L’agence de l’eau Rhône-Méditerrannée-Corse augmente de 30% sa contribution financière aux projets métropolitains dédiés à la protection des ressources aquatiques, la distribution de l’eau potable, le traitement des eaux usées et la gestion des eaux pluviales.

L’agence de l’eau Rhône-Méditerrannée-Corse augmente sa contribution financière aux projets métropolitains dédiés à la protection des ressources aquatiques, la distribution de l’eau potable, le traitement des eaux usées et la gestion des eaux pluviales.

Ce jeudi 14 janvier, le président de la Métropole, Christophe Ferrari, et le directeur général de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerrannée-Corse, Laurent Roy, ont signé un nouveau contrat d’agglomération 2020-2023. A la clef, 15,4 M€ apportés par l’Agence de l'eau qui vont permettre d’accélérer la réalisation de nombreux chantiers prévus par la Métropole (55,6 M€ d'investissement sur les 3 ans).

Par comparaison, il est à noter que ce nouvel apport financier de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerrannée-Corse est en hausse de 30% par rapport au précédent contrat qui courait de 2017 à 2019 et qui avait octroyé 5,6 M€ de subvention à la Métropole pour des projets totalisant 53 M€ d'investissement.

En plus de ce soutien, la Métropole va souscrire à l'appel à projet "Plan de rebond Eau, Biodiversité, Climat", également lancé en direction des collectivités par l'agence de l'eau, ce qui permettra de financer des actions portées par notre territoire qui ne sont pas prises en compte dans le contrat d'agglomération.

Signature du contrat d'agglomération avec l'Agence de l'eau. De gauche à droite, Anne-Sophie Olmos, vice-présidente déléguée au cycle de l'eau, Christophe Ferrari, président de la Métropole et Laurent Roy, directeur général de l'Agence de l'eau Rhône-Méditerrannée-Corse.

"Un bien que nous chérissons"

« Je tiens à saluer le soutien de l’Agence de l’eau », a insisté Christophe Ferrari lors de cette signature. « Car la qualité de l’eau est historiquement un grand sujet pour notre territoire, qui est connexe à toutes les problématiques liées à la préservation de la biodiversité (...). C’est ici un bien que nous chérissons, nous devons donc encourager son utilisation rationnelle et lutter contre sa pollution. Grâce à cette aide financière, nous allons pouvoir aller plus vite sur un certain nombre d’investissements ».

« Ce contrat illustre la vocation de l’Agence de l’eau qui est d’aider tous ceux qui contribuent au bon état de la ressource. Nous subventionnons tous les projets qui vont dans le sens d'un bon état des eaux, c’est-à-dire qui s'occupent de sa qualité, de sa quantité et du bon fonctionnement des milieux aquatiques », a répondu Laurent Roy.

45 actions concernées par le contrat 2020-2023

Au total, 45 actions sont concernées par ce contrat 2020-2023, dont les plus emblématiques sont les suivantes :

> Amélioration du traitement des eaux usées

Ajouts de décanteurs à la station Aquapole permettant le traitement de rejets non pris en charge aujourd'hui en période de pluie. Cette prise en charge supplémentaire des eaux de pluie permettra de diminuer le risque de pollutions résiduelles de l’Isère. Et création d’un site dédié de traitement des graisses à Aquapole : cet outil permettra d’améliorer et de rationaliser ce traitement, en développant une filière locale de traitement avec les entreprises locales. Le service pourrait également être proposé aux collectivités voisines.

> Eau potable : sécurisation de l’eau potable distribuée à Saint-Égrève

Actuellement alimentée par des sources du massif de la Chartreuse, la ville de Saint-Égrève sera raccordée à la ressource en eau potable prélevée dans la nappe du Drac, plus abondante et de meilleure qualité (pour rappel, cette eau filtrée de façon 100% naturelle par les alluvions du Drac est distribuée sans aucun traitement à 85% de la population métropolitaine, situation quasi-unique en France !).

> Milieux naturels : action en faveur de la reproduction des truites

Situé au coeur de la Réserve naturelle régionale des Isles du Drac, le barrage de la Rivoire (130 m de long sur 5 m de large) est aujourd’hui inexploité, mais conservé notamment pour des raisons écologiques (préservation du site naturel en amont) et de sécurité (un pont et une voie de chemin de fer situés à proximité). Il constitue malgré tout une barrière artificielle infranchissable pour les poissons, dont les truites. Or, ces dernières ont besoin de remonter le plus haut possible dans les cours d’eau pour se reproduire correctement. Le projet consiste à leur aménager un passage afin qu’elles puissent aller plus loin en amont. Elles pourront ainsi profiter de 4 km de rivière supplémentaires, ainsi que de tous les petits affluents en amont, les autres espèces animales et végétales bénéficiant par ailleurs de cette nouvelle possibilité de déplacement.

l'Agence de l'eau : qu'est-ce que c'est ?

L’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse est un établissement public du ministère de l’environnement, dédié à la préservation de l’eau. Elle perçoit l’impôt sur l’eau payé par tous les usagers. Chaque euro collecté est réinvesti auprès des collectivités, acteurs économiques et agricoles pour lutter contre les pollutions et mieux utiliser l’eau disponible, à travers un programme pluriannuel d’intervention. Par ailleurs, l’agence de l’eau organise la concertation avec les acteurs locaux, produit et diffuse la connaissance sur l’eau.