Faire du biogaz avec les déchets alimentaires

Engagée de façon pionnière dans la collecte des déchets alimentaires des habitants, la Métropole se dote en 2025 d’un centre de méthanisation. Objectif : en plus du compost, produire du biogaz grâce à la fermentation des déchets alimentaires.

Un projet pour valoriser deux fois les déchets alimentaires

  •  Depuis 2020, la Métropole déploie progressivement sur son territoire la collecte des déchets alimentaires des habitants.  Celle-ci concerne désormais 300 00 habitants et l’intégralité du territoire sera couvert en 2023.
  • Ces déchets alimentaires (épluchures ou restes de repas) sont conduits au centre de compostage Métropolitain, situé à Murianette, où ils sont entreposés et mélangés à des déchets verts pour devenir du compost, un engrais utilisé par les agriculteurs de la vallée du Grésivaudan.
  • Le centre produit plus de 4 000 tonnes de compost par à partir des déchets dits « fermentescibles ».
  •  La Métropole souhaite aller plus loin en utilisant ces déchets alimentaires pour en tirer aussi du biogaz, une énergie renouvelable utilisable comme du gaz. Cette production passe par la fermentation des déchets alimentaires dans un « méthaniseur » ou « digesteur ».
  • Ces déchets seront donc valorisés deux fois : une fois en produisant du biogaz, une autre en produisant du compost.

Comment ça marche ?

  • Après purification, ce biogaz sera injecté dans le réseau de distribution de GRDF et sera consommé localement. Il sera donc utilisé comme du gaz normal, afin de servir de carburant pour des véhicules ou des appareils de chauffage.
  • Le projet prévoit le traitement de 10 000 tonnes de déchets alimentaires et de 10 000 tonnes de végétaux par an, pour une production d’énergie estimée à 10 Gwh/an. 
  • Une fois les déchets alimentaires "méthanisés", le résidu sera ensuite composté comme jusqu’à maintenant. Environ 8 000 tonnes de compost de haute qualité, valorisable en agriculture biologique, seront produites chaque année.