Nouveau centre de tri

La Métropole et 6 territoires voisins construisent un nouveau centre de tri des déchets plus adapté aux enjeux de demain et parfaitement intégré à son environnement.

Pourquoi un nouveau centre de tri ?

  • L’économie du tri des déchets va changer dans les années à venir : la Métropole mise ainsi sur une baisse de l’ensemble des déchets, parallèlement à une meilleure réutilisation des biens et à la récupération d’un plus grand volume de déchets recyclables.
  • La même analyse a été faite par 6 collectivités voisines : Grésivaudan, Pays Voironnais, Matheysine, Oisans, Trièves et Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté. Les 7 collectivités, qui représentent 60 % de la population du département de l'Isère soit près de 740 000 habitants, se sont donc assemblées pour mutualiser leurs forces.
  • Elles ont décidé de construire ensemble un nouveau centre de tri et un nouveau centre de valorisation énergétique des déchets, à la place des équipements existants à La Tronche sous le nom « d’Athanor ».
  • Le centre de tri actuel a été construit en 1989. Il était conçu pour trier 35 000 tonnes de déchets par an. Il s’avère désormais dépassé pour traiter les volumes de tri attendus dans le futur.
  • Par ailleurs, l’exigence de qualité des matières issues du tri évolue et il est indispensable de se doter aujourd’hui d’outils susceptibles
  • Le nouveau centre de tri sera donc beaucoup plus moderne et capacitaire. Il pourra prendre en charge 51 000 tonnes de matière à trier chaque année

Le projet

  • Pleinement intégré dans son environnement, ce nouveau bâtiment comprendra notamment un espace et un parcours d’information pédagogique pour recevoir du public.
  • Le projet répond à un cahier de prescriptions pour la qualité environnementale du bâtiment (qui tient compte de la performance économique, de la qualité de vie et du respect de l’environnement) et l’utilisation de matériaux biosourcés (tels que des éléments en bois local certifié PEFC ou FSC) pour une réduction de l’empreinte carbone du site.
  • Il intègre un schéma de gestion des eaux et un système de gestion des nuisances olfactives. Enfin, la toiture du bâtiment accueillera une centrale photovoltaïque dont la mise en place est prévue au premier semestre 2023.
  • L’opérateur prévoit une réduction significative de la consommation énergétique entre l’ancien et le futur centre, passant de 91 kWh à 72 kWh pour une tonne triée.
  • Rassemblant plus de 60 agentes et agents sur ce centre, l’opérateur s’est engagé à assurer plus de 10 000 heures par an de contrat à des personnes en insertion.
  • Le flux de refus sera trié par robot pour éviter d’exposer les opérateurs aux produits potentiellement sales ou dangereux.

Le calendrier

  • 2018 : Marché d’appel d’offres pour la réalisation et l’exploitation du Centre de tri, remporté par Dalkia Wastenergy (affilié à EDF)
  • 2019 : Concertation préalable
  • 2021 : Début des travaux sur un terrain situé à proximité de l’actuel
  • 2023 : Ouverture du centre de tri (puis démolition du centre de tri actuel)

Comment la concertation a fait évoluer le projet

L’analyse des avis et suggestions émises par les citoyens a donné lieu à trois évolutions majeures :

• Le traitement des odeurs, point sur lequel les riverains ont particulièrement insisté. La solution consiste à faire circuler l’air avant rejet dans des filtres au charbon actif. La nouvelle unité métropolitaine sera l’un des rares centres de tri de France à être équipé de cette solution.

• L’insertion paysagère du site. Le projet répond à cette demande, grâce à l’apparence non-industrielle des bâtiments et à la plantation de nombreux arbres alentours.

• La valorisation pédagogique des installations : le projet inclut la réalisation d’un circuit de visite pédagogique destiné à tous types de publics.

En 2021, grâce à vos gestes, le centre de tri métropolitain a produit l’équivalent de :

  •  Carton : 42 millions de boîtes à chaussures
  • Aluminium (cannettes) : 15 000 vélos
  • Briques alimentaires : 1 million de rouleaux de papier toilette
  • Plastiques : 400 000 couettes