Expression des groupes politiques

Cette rubrique est consacrée à l’expression des groupes politiques représentés à la Métropole.

Tribunes de Septembre/Octobre 2022

Une Métropole d'avance (UMA) - Majorité

Céline Deslattes - Conseillère municipale de Grenoble 
Francis Dietrich - Maire de Champ-sur-Drac 
Co-présidente et co-président du groupe Une Métropole d’Avance (UMA)

L’énergie, un bien précieux et limité

La crise énergétique que nous traversons nous oblige à penser notre action autrement. Il convient en effet de passer à une approche basée sur la rareté, la sobriété et l’efficacité, car l’énergie est un bien précieux et limité. C’est donc le moment de reposer la question de la sobriété dans toutes ces dimensions : sobriété énergétique et sobriété dans l’usage de nos ressources naturelles. Afin de réduire les consommations d’énergie, face à l’urgence, le territoire Grenoblois doit se mobiliser de manière durable dans des démarches de sobriété. La sobriété énergétique doit devenir un projet collectif, de protection de nos biens communs, de protection de la vie économique et culturelle, un projet de lutte contre l’exclusion des plus modestes et de persévération de notre environnement. Nous continuerons a œuvré pour la création d’un pôle public de l’énergie à l’échelle de notre territoire.

unemetropoledavance.fr

Notre Métropole commune (NMC) - Majorité

Jean-Luc Corbet - Maire de Varces-Allières-et-Risset
Anahide Mardirossian - Adjointe au Maire de Saint-Martin-le-Vinoux
Marc Oddon - Maire de Venon
Co-présidente et co-présidents du groupe Notre Métropole Commune (NMC)

La Métropole engagée face à un climat extrême 

Pendant la période estivale, la Métropole a été touchée par des évènements climatiques sans précédent. Une sécheresse extrême ainsi que des incendies ont gravement touché plusieurs communes. Nous tenons à saluer les agents communaux et métropolitains engagés pour accompagner les populations impactées, maintenir la continuité du service public et assurer la gestion de crise. Face à ces événements, la Métropole engage des politiques d’atténuation du réchauffement climatique : végétalisation et plantation d’arbres, protection des terres agricoles des espaces naturels et forestiers, préservation des ressources en eau, accompagnement des habitants dans la rénovation thermique des logements. Mais aussi le Plan Alimentaire Inter Territorial qui fixe les ambitions métropolitaines pour le maintien de notre système agricole et la relocalisation de notre production alimentaire. 

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Arc des communes en transitions écologiques et sociales (ACTES) - Majorité

Souad Grand - Maire-adjointe du Pont-de-Claix
Bertrand Spindler - Maire de la Tronche
Co-présidente et co-président du groupe Arc des Communes en Transitions Ecologiques et Sociales (ACTES) 

Le nom dit

L’actualité climatique fait prendre tout son sens au nom de notre groupe d’élus métropolitains Actes, pour Arc des communes en transition écologiques et sociales, que nous avions choisi en 2020. Actes car il s’agit bien d’agir. Arc pour cet élément d’architecture qui relie, qui assure une cohésion, et qui a vocation de tenir l’édifice. Arc des communes car le fondement de la Métropole, établissement public de coopération intercommunale, est la coopération entre communes. En transitions écologiques et sociales, car ces transitions s’imposent maintenant à toutes et à tous. Écologiques et sociales, car on ne pourra pas aller vers des mutations écologiques fortes sans un accompagnement social fort. Alors nous agissons, oui, mais nous attendons aussi que le Gouvernement et le Parlement nous donnent les leviers et les moyens nécessaires pour amplifier ces transitions écologiques et sociales. 

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Communes, coopération et citoyenneté (CCC) - Majorité

Jacqueline Madrennes - Adjointe au Maire d’Échirolles
Jean-Paul Trovéro 
Conseiller municipal de Fontaine 
Président du groupe Communes, Coopération et Citoyenneté (CCC) 

Zone Faible Emission : il faut d’abord développer les transports en commun comme alternative à la voiture

La loi Climat et résilience impose aux grandes agglomérations de mettre en place une Zone à Faible Emission (ZFE) pour les particulier. Il s’agit d’interdire la circulation des véhicules les plus polluants (particules fines et NOx) selon le classement Crit’air de 1 à 5. Les Crit’air 5 doivent être interdites dès 2023. La ZFE concerne 13 communes sur l’agglomération grenobloise. Les discussions sont en cours et la concertation à venir. Si la ZFE est efficace contre la pollution atmosphérique, elle ne l’est pas contre le réchauffement climatique. Elle est socialement injuste car des personnes qui sont obligées de se déplacer en voiture ne pourront pas acheter un véhicule « propre ». Nous prenons position pour que cette ZFE ne pénalise pas les classes moyennes et populaires. Nous militons pour d’abord développer les alternatives : les transports en commun. Pourtant, le RER grenoblois n’est pas envisagé avant 2035.

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Communes au coeur de la Métropole (CCM) - Opposition

Dominique Escaron
Maire du Sappey-en-Chartreuse
Président du groupe Communes au  Cœur de la Métropole (CCM)

Voiries : ça patine !

Force est de constater que certaines politiques métropolitaines, notamment celles concernant l’entretien des voiries et les travaux liés à l’eau, sont loin de donner satisfaction. Les attentes étaient pourtant fortes de services publics plus efficaces et plus qualitatifs, dès lors que leur gestion était mutualisée, à l’échelle métropolitaine. Les maires et surtout les habitants ont pourtant la surprise de découvrir régulièrement leur route en chantier, voire fermée, sans aucune concertation ou information préalable. Des opérations dont la pertinence, le calendrier et la concomitance avec d’autres travaux ne sont pas toujours compréhensibles. Au-delà du mécontentement de tous, des surcoûts et leurs conséquences importantes pour de nombreux acteurs du territoire, tant sur le plan personnel, professionnel, qu’économique, nous voyons bien que la Métro est encore en chantier.

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Métropole territoires de progrès solidaires (MTPS) - Opposition

Laurent Thoviste 
Conseiller municipal de Fontaine 
Président du groupe Métropole Territoires de Progrès Solidaires (MTPS) 

Plan canopée : plus de mots que d’arbres 

La Métropole a récemment acté de son plan Canopée. Les enjeux sont importants et développer la nature dans notre agglomération est crucial pour lutter contre la canicule qui va de plus en plus nous frapper. Mais au-delà des mots ce plan manque cruellement d’ambition. Ainsi pour la période 2020-2026, seuls 23,7 millions d’euros sont prévus, soit moins d’1,5 % du plan pluriannuel d’investissement de la Métropole. Ce qui correspond selon les estimations à environ 1500 arbres par an soit seulement 10 000 arbres pendant le mandat, un objectif bien faible comparé à d’autres métropoles : 50 000 à Nantes, 100 000 à Toulouse, 300 000 à Lyon. Les maires sont pourtant volontaires et réclament une intervention forte de la métropole dans ce domaine. C’est pourquoi notre groupe a regretté qu’une nouvelle fois la majorité parle beaucoup mais agisse peu dès lors qu’il s’agit des préoccupations concrètes des habitants.

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Groupe d'opposition - Société civile, divers droite et centre (GO-SCDDC) - Opposition

Alain Carignon - Conseiller municipal de Grenoble
Président du Groupe d’Opposition (Société Civile, Divers Droite et Centre) (GO-SDDCC) 
Dominique Spini et Nicolas Pinel - Conseillère et conseiller municipaux de Grenoble et élus métropolitains

Pollution sur un terrain métropolitain

Depuis des années, un terrain de la Métropole à La Tronche est utilisé pour brûler des câbles et récupérer le cuivre. Une pratique qui semble résulter d’un trafic organisé, et dégage des émissions de dioxine, polluantes et nocives. En mars, notre groupe a écrit au Président de la Métropole pour demander d’engager des mesures. Il a refusé, arguant qu’il faut « avoir une base légale fondant cette expulsion. Malgré de fortes suspicions, de tels éléments ne sont pas réunis aujourd’hui malgré les procès-verbaux de la commune de la Tronche, de sa police municipale (…) ». La situation est largement documentée, et elle persiste. Comment accorder du crédit à des élus donneurs de leçons sur l’avenir de la planète, quand ils sont incapables de faire cesser une activité illégale et polluante sur leur propre terrain ?

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