La Métropole lutte contre la prolifération du moustique tigre

Publiée le 29 juin 2020

Plusieurs fois par an, des campagnes de démoustication son menées dans les 35 000 avaloirs pluviaux des 49 communes de la Métropole.

Plusieurs fois par an, des campagnes de démoustication son menées dans les 35 000 avaloirs pluviaux des 49 communes de la Métropole.

Lutter ensemble

Les regards pluviaux font partie de ces lieux de prédilection du moustique tigre qui affectionne particulièrement les eaux stagnantes pour pondre et se reproduire. Et même si selon l’Entente interdépartementale pour la démoustication (IED), les avaloirs sont à l’origine d’une prolifération marginale de 4 à 5% maximum, « c’est la somme des actions de chacun qui peut permettre de lutter contre ce fléau responsable de maladies graves », a insisté vendredi dernier (26 juin) le président de la Métropole, Christophe Ferrari présent sur la commune de Varces pour assister à une opération de démoustication. Il était accompagné du maire de la commune, Jean-Luc Corbet, et du vice-président de la Métropole en charge de l'eau, Christophe Mayoussier.

Ainsi, chaque année, les 35 000 avaloirs du territoire métropolitain font l’objet de deux à trois traitements biologiques par la Métropole pendant la période active du moustique (soit environ du 1er mai au 30 novembre), auxquels s’ajoutent des interventions plus ciblées dans les zones identifiées comme particulièrement à risque. La Métropole favorise par ailleurs le déploiement d’abris et de nichoirs à chauves-souris capables d’ingurgiter entre 3 000 à 4 000 insectes par nuit, dont de nombreux moustiques.

Un traitement qui respecte l’environnement

Le biocide utilisé par les agents de la régie métropolitaine de l’assainissement se présente sous forme de granules versés dans les avaloirs. Le biocide assure une action ciblée sur les larves de moustique, tout en respectant l’environnement. Son action permet d’avoir des effets jusqu’à 8 semaines après le traitement, couvrant ainsi la phase de reproduction et permettant de diminuer jusqu’à 90% la prolifération de l’insecte au niveau de ces grilles. Ce traitement sur l’espace public métropolitain permet d’obtenir une action complémentaire et coordonnée avec celle menée par les communes, le Département de l’Isère et l’EID.

La commune de Varces-Allières-et-Risset souhaite par ailleurs renforcer ses actions en la matière en accentuant le déploiement de nichoirs à chauve-souris et en faisant appel à l’EID pour assurer un traitement biologique contre les moustiques à proximité d’équipements publics (crèche, groupe scolaire, résidence pour personnes âgées, cimetière…) et mener des actions de sensibilisation auprès de la population, notamment des enfants. « Le traitement c’est le préventif et les chauves-souris sont le curatif », a enfin résumé Jean-Luc Corbet.

Comment lutter contre le moustique tigre ?

Rien ne vaut des actions préventives en matière de lutte contre les moustiques : il est ainsi très important de vider, autour de chez soi, tous les points d’eau stagnante qui sont autant de lieu de ponte potentielle (90% des lieux de ponte sont en domaine privé) : les coupelles de pots de fleurs, les vases, les brouettes, les arrosoirs, les bidons, etc. C’est à ce stade que la lutte est la plus efficace. En effet, les produits anti-moustiques (insecticides et répulsifs) ne permettent pas de les éliminer durablement, outre l’impact sur l’environnement de beaucoup d’entre eux et leur risque pour la santé.

Quelques conseils préventifs

  • Enlevez tous les objets abandonnés qui peuvent servir de récipient.
  • Videz une fois par semaine les soucoupes, vases, seaux.
  • Remplissez les soucoupes des pots de fleurs avec du sable mouillé.
  • Vérifiez le bon écoulement des eaux de pluie (gouttières…).
  • Entretenez le jardin : élaguez, débroussaillez, taillez, ramassez les fruits tombés et les déchets végétaux, réduisez les sources d’humidité.
  • Couvrez toutes les réserves d’eau à l’aide d’une moustiquaire.