Les lingettes, un fléau pour les réseaux

Publiée le 8 juin 2020

Les réseaux d’assainissement sont régulièrement pollués par des déchets en tous genres jetés dans les toilettes : protections périodiques, emballages… et de très nombreuses lingettes désinfectantes – très prisées en ces temps de lutte contre le coronavirus…

Une opération de nettoyage d'un poste de relèvement rempli de nombreux déchets, dont des lingettes.

Tous ces déchets mettent à mal le fonctionnement des réseaux métropolitains, en obstruant les conduits et les pompes, provoquant de nombreuses et de coûteuses interventions techniques. On constate même aujourd'hui dans ces déchets un nombre de plus important de masques et de gants en plastique jetables…

70 tonnes de déchets retirés par an, dont une bonne part de lingettes…

Un énorme tas de déchets sortis des réseauxLe réseau d’assainissement de la Métropole compte 2000 km de canalisations, elles-mêmes ponctuées de 162 « postes de relèvement ». Ces derniers permettent de faire remonter les eaux usées pour les acheminer à la station métropolitaine de traitement Aquapole. Ils possèdent un panier « de dégrillage » qui retient les déchets de tous types pour limiter les obstructions de pompes et les risques de débordement dans le milieu naturel.

Un nettoyage préventif est donc régulièrement effectué sur ces installations. En tout, ce sont 70 tonnes de déchets qui sont retirés chaque année de ces postes de relèvement, dont une bonne part sont des lingettes usagées…

25% d’interventions supplémentaires pendant le confinement

Pour extraire ces déchets et nettoyer les postes de relèvement, la Métropole mène environ 700 interventions de nettoyage par an. Mais dans la seconde partie du confinement, suite aux premières pluies qui ont transporté les déchets vers les postes de relèvement, la Métropole a constaté une nette augmentation de l’encrassement du réseau, notamment imputable aux lingettes jetées dans les toilettes. Une situation qui a nécessité un renforcement des interventions de nettoyage, qui ont augmenté de 25%.

La Métropole souhaite donc fortement sensibiliser les usagers aux risques de pollution et de dysfonctionnement des réseaux d’assainissement, causés par tous ces déchets qui doivent être jetés exclusivement à la poubelle, mais surtout pas ni dans les toilettes, ni sur la voie publique.

Photo montrant quelqu'un jetant à tort une lingette dans les toilettes

Des lingettes pas si biodégradables qu’affiché…

Malgré l’affichage de la mention “biodégradables” sur de nombreux paquets, les lingettes désinfectantes ne sont pas si biodégradables que ça… En tous les cas, pas dans des délais suffisants pour disparaitre comme par miracle une fois jetée dans l’eau. Les lingettes n’ont pas le temps de se décomposer entre les WC et la station d’épuration. Il n’existe d’ailleurs aucune filière de recyclage de ces produits, définitivement néfastes pour l’environnement.

Il n’y a donc qu’un seul geste à faire : mettre toutes les lingettes dans la poubelle grise. Ou encore mieux, en ces temps de réflexion sur des modes de consommation plus respectueux de l’environnement : s’en passer, ou opter pour des lingettes lavables…

Vendredi 5 juin, Christophe FERRARI, président de la Métropole, accompagné de Christophe MAYOUSSIER, vice-président en charge de l’eau et de Raphaël GUERRERO, maire de Jarrie, ont assisté au nettoyage d’un poste de relèvement des réseaux d’assainissement, pour constater l’ampleur des dégâts causés par les déchets jetés à tort dans les toilettes.

Christophe FERRARI, président de la Métropole, accompagné de Christophe MAYOUSSIER, vice-président en charge de l’eau et de Raphaël GUERRERO, maire de Jarrie, assistent au nettoyage d’un poste de relèvement des réseaux d’assainissement, pour constater l’ampleur des dégâts causés par les déchets jetés à tort dans les toilettes.