Pour l'aider à passer la crise, la Métropole soutient la Banque alimentaire de l'Isère

Publiée le 6 mai 2020

Pour permettre à la Banque alimentaire de l'Isère de faire face à l'augmentation de la demande la Métropole a décidé de lui apporter un soutien financier exceptionnel.

Pour permettre à la Banque alimentaire de l'Isère de faire face à la diminution de ses bénévoles et à l'augmentation de ses bénéficiaires, la Métropole a décidé de lui apporter un soutien financier exceptionnel.

2200 tonnes de produits alimentaires, soit 4 millions de repas. Voilà ce que distribue chaque année la Banque alimentaire de l'Isère (BAI) aux plus démunis, avec un budget pourtant modeste de 500 000 euros. Car « si l'on devait chiffrer le coût que représente le travail des bénévoles et celui des dons de nourriture, on atteindrait facilement les 7 millions d'euros par an », souligne le président de l'association, Christian Chédru.

La banque alimentaire fait face à un double problème

Mais depuis le début de la crise sanitaire, la Banque alimentaire fait face à un double problème : la baisse du nombre de ses bénévoles disponibles – du fait du confinement – et l'augmentation drastique du nombre de personnes précaires qui font appel à l'association pour pouvoir se nourrir. « Avant le confinement, on disposait de 180 bénévoles pour subvenir aux besoins de 5800 bénéficiaires, révèle le président. Aujourd'hui, on ne dispose plus que de 40 bénévoles et l'on vient en aide à quelque 10 000 bénéficiaires ».

Une pression qui s'explique notamment par le fait que « la grande majorité des bénévoles de la Banque alimentaire sont des personnes âgées que l'on sait vulnérables au virus et dont il est recommandé en cette période qu'elles restent confinées chez elles », explique le président. « Par ailleurs, nous avons dû pallier l'arrêt momentané des distributions d'aide alimentaire de certaines associations qui, contrairement à la nôtre, ont un contact direct avec leurs bénéficiaires et ne pouvaient donc pas respecter les consignes de distanciation ».

Un surcoût notable pour l'association

Ainsi, en plus de distribuer son réseau conventionnel d'associations ou de Centres communaux (une centaine d'établissements au total en Isère), la BAI soutient désormais les étudiants du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous Grenoble Alpes) et les usagers de Centres communaux d'action sociale (CCAS) auxquels elle ne venait pas en aide avant la crise, comme ceux de Saint-Martin-d'Hères, d'Échirolles ou de Fontaine. Enfin, elle soutient de nouvelles associations via sa cuisine 3 Étoiles Solidaires.

« Cette augmentation des bénéficiaires occasionne un surcoût notable pour l'association », reprend Christian Chedru. « Qu'il s'agisse des coûts de transport, du nombre d'heures de nos salariés qui ont augmenté, ou encore du nombre de conditionnement pour les repas qui se sont multipliés, nous avons aujourd'hui besoin de 60 000 euros supplémentaires pour atteindre l'équilibre ».

30 000 euros d'aide directe de la Métropole

La Métropole a donc décidé d'attribuer un soutien financier exceptionnel à l'association en participant au financement de son déficit budgétaire (20 000 euros), en contribuant à l'achat de denrées (10 000 euros), et en commandant enfin chaque semaine plusieurs dizaines de paniers repas pour les personnes les plus vulnérables prises en charge dans le cadre des dispositifs métropolitains d’hébergement et d’insertion.

"C'est un soutien nécessaire dans la période actuelle où les donateurs sont moins nombreux alors que les besoins ont explosé", commentait le président de la Métropole, Christophe Ferrari. "Nous sommes dans l'action auprès des plus vulnérables, et nous en sommes fiers".