Le Mois de la transition alimentaire se déroule du 23 septembre au 23 octobre

Publiée le 22 septembre 2022

Visites à la ferme, ateliers cuisine ou jardinage, conférences, projections de films… Plus d’une centaine d’événements sont proposés pour tous les âges et tous les goûts.

affiche de l'édition 2022 du mois de la transition alimentaire

Le Mois de la transition alimentaire se déroule jusqu’au 23 octobre en Isère. Par exemple :

  • Le 25 septembre, la 3e édition de la Grande Tablée se tient sur la ferme de la Salamandre à Saint Jean d’Hérans
  • Le 28 septembre, la Bifurk des enfants propose, à Grenoble, des animations autour de l’alimentation et de l’environnement
  • Le 30 septembre, Caroline Brand anime une conférence sur la transition alimentaire sur le campus universitaire à Saint-Martin d’Hères (lire ci-contre)
  • Le 15 octobre, participez à l’événement zéro déchet « De l’assiette à la terre » au jardin pédagogique du Parc de l’Ile d’Amour à Meylan

 

Retrouvez la programmation complète sur www.pait-transition-alimentaire.org

« Des gestes individuels et des dispositifs collectifs »

Caroline Brand est enseignante-chercheuse à l’ISARA-Lyon, une école d'ingénieurs en agronomie, agroalimentaire et environnement. Elle nous explique les enjeux de la transition alimentaire.

 

portrait de Caroline Brand
portrait de Caroline Brand : DR
Caroline Brand

Qu’est-ce que la transition alimentaire ?

La transition alimentaire vise à construire des systèmes alimentaires plus durables, sains et inclusifs. Ce qui implique une action simultanée sur les composantes du système alimentaire et une convergence des acteurs (publics, privés, société civile) qui œuvrent dans plusieurs domaines (agriculture, environnement, économie, social, santé, culturel...) et à des échelles d’intervention différentes (du quartier à l’Europe).

 

Comment faire alors cette transition alimentaire ? Par quels gestes ?

Il n’y a pas de recette miracle ! La transition alimentaire se joue à la fois dans les gestes individuels (comme la réorientation des achats de denrées alimentaires) mais aussi dans les dispositifs collectifs comme la lutte contre la précarité alimentaire qui visent à redonner du pouvoir d’agir aux habitants, ou les politiques publiques de restauration collective qui privilégient les productions durables.

 

Y a-t-il des limites à la transition alimentaire ?

Sa principale limite, c’est qu’elle peine à s’opérationnaliser. D’une part, il faut du temps pour que les territoires se saisissent de la question alimentaire et d’autre part, la multidimensionnalité du fait alimentaire rend les arbitrages sociétaux complexes - par exemple, quand il s’agit de concilier les enjeux des filières agricoles (plutôt centrés sur la production) avec les enjeux alimentaires de territoire (plutôt centrés sur la consommation). Enfin, un certain nombre de verrous structurels restent compliqués à articuler comme l’implication des acteurs privés du secteur agro-alimentaire, les outils d’urbanisme et d’aménagement du territoire ou encore les politiques d’échelles supra-territoriales comme la PAC.