Centre commercial Neyrpic : c'est parti !

Publiée le 6 décembre 2021

Envisagée il y a déjà 15 ans, la transformation de la friche Neyrpic de Saint-Martin-d’Hères en nouveau lieu de vie, de partage et de commerce de 50 000 m2, a connu ce lundi 6 décembre une étape clé de son accomplissement.

Imaginé il y a 15 ans, la transformation de la friche Neyrpic en nouveau lieu de vie, de partages et de commerce à Saint-Martin-d’Hères, a connu une étape clé de son accomplissement.
Neyrpic mêlera loisirs et sports, cafés et restaurants, commerces et services, espaces publics d’échanges et de création, événements et animations.

Ce lundi, Maurice Bansay, président fondateur d’Apsys (foncière en charge du projet), David Queiros, maire de Saint-Martin-d’Hères, Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole et Jean-Pierre Barbier, président du Département de l’Isère et de Territoires 38, ont procédé à la pose de la première pierre de ce futur cœur de vie métropolitain imaginé par les architectes de la Maison Edouard François, dont l’inauguration est prévue pour le 4e trimestre 2023.

« C’est un événement particulièrement important pour moi car le chemin a été particulièrement long, avec des recours qui ont retardé le démarrage de ce chantier », s’est exprimé Maurice Bansay. « Mais désormais, tous ces recours ont été levés et je dois dire qu’ils ont permis d’améliorer le projet. »

Un futur lieu de vie en phase avec les attentes d’aujourd’hui

En requalifiant les anciennes usines Neyrpic (ancien groupe industriel grenoblois de fabrication de grands équipements hydrauliques et mécaniques) à Saint-Martin-d’Hères (2e ville de l’Isère et de l’agglomération grenobloise), le projet vise à doter la commune d’un nouveau lieu de vie agréable, propice aux échanges, en phase avec la complexité des attentes d’aujourd’hui. Il contribuera à son développement dans le respect des exigences de la transition environnementale et du patrimoine industriel local.

À ce titre, les bâtiments historiques des Halles Neyrpic et Ectra, seront donc restaurés en conservant les parties remarquables (murs en pierres meulières, volumétrie des toitures de style Shed, respect de l’axe historique, réemploi d’objets et de matériaux du site) dans un esprit industriel, combinant bois, verre, métal et végétal.

« Enfin ! », a confirmé en s'exclamant le maire de Saint-Martin-d’Hères, David Queiros. « Ce projet d’intérêt général va permettre de redonner de l’attractivité et de l'animation à notre ville et vient corriger une inégalité spaciale et sociale dont sont trop souvent victimes les communes de banlieue ».

Loisirs, commerces, événements : un nouveau cœur pour la Métropole

Avec ses 115 commerces et restaurants, ses 850 places de parking et quelque 600 places pour les vélos sur une surface de près de 50 000 m2, ce projet de requalification permettra au lieu de retrouver ses fonctions attractives d’antan : pour les visiteurs de toute l’agglomération, dont les étudiants du campus universitaire voisin, Neyrpic mêlera loisirs et sports, cafés et restaurants, commerces et services, espaces publics d’échanges et de création, événements et animations.

Plus globalement, Neyrpic a l'ambition de devenir un vecteur fort de développement économique pour l'ensemble du territoire métropolitain : cet investissement totalement privé de 250 M€ prévoit notamment la création de 2100 emplois (dont une partie sera dédiée aux publics les plus en difficulté), sans compter qu’une part importante des travaux nécessaires à sa réalisation sera confiée à des entreprises du territoire.

« Dans notre pays, le temps du papier et plus long que le temps du projet et particulièrement pour ce dossier », a commenté le président de la métropole, Christophe Ferrari, regrettant que cette première pierre n’ait pas pu être posée plus tôt. « Il s’agit d’une première pierre qui s’inscrit dans le cadre d’un grand développement de la partie Nord-Est du territoire métropolitain. Neyrpic est au cœur de l’essor de cette polarité qui comportera un grand parc urbain, des berges de l’Isère au campus universitaire, dont nous voterons dans quelques jours l’ambition en conseil métropolitain ».

Les pelleteuses s'activent sur le chantier.

Une nature très présente et un accès facilité en transports en commun

Se voulant à la pointe en matière de réemploi, d’efficacité énergétique, de retour de la nature en ville (1500 m² de façades végétalisées, 13000 végétaux, 56 arbres plantés en pleine terre pour lutter contre les îlots de chaleur) et de mobilités douces (site desservi par 3 lignes de bus et 2 lignes de tramway), Neyrpic vise la double certification environnementale HQE et BREEAM Excellent.

« Je tiens pour ma part à souligner l’intelligence du projet en matière technique mais aussi politique », a finalement conclu Jean-Pierre Barbier. « On ne partage pas tous les mêmes options politiques, mais on a su ne pas faire de Neyrpic un enjeu de réélection. Car quand les projets sont bons, ce qui nous importe, c’est bien la réussite de ces projets ».