Véhicules moins polluants pour les pros : la Métropole adresse ses aides aux entreprises extérieures au territoire

Publiée le 15 avril 2021

Les aides financières octroyées par la Métropole et ses partenaires pour acquérir des véhicules moins polluants sont désormais accessibles aux sociétés qui possèdent une succursale ou un établissement secondaire sur le territoire grenoblois.

un panneau d'entrée de ZFE
un panneau d'entrée de ZFE : Grenoble Alpes Métropole/Lucas Frangella

Avec le déploiement de la Zone à faibles émissions (ZFE) dans 27 communes de son territoire, la Métropole a mis en place des aides financières pour aider les professionnels et les entreprises à changer de véhicule pour circuler plus proprement. Elles sont comprises entre 500 et 18 000 euros par véhicule - cinq véhicules peuvent être aidés par entreprise. Elles visent à favoriser la transformation de la motorisation des véhicules essence et diesel en GNV et électrique et plus largement, à réduire les émissions de gaz à effet de serre et améliorer la qualité de l’air.

Au fil des ans, ces aides ont évolué et ont été renforcées grâce au dialogue mené avec les acteurs économiques du territoire métropolitain. Elles s’adressent ainsi aux micro-entreprises, aux TPE et PME (moins de 250 salariés), aux SCI, aux professions libérales, coopératives d’activités et d’emplois et aux associations. Et depuis le 15 mars 2021, les entreprises non domiciliées sur le territoire de la Métropole, mais qui y pratiquent une activité régulière impliquant la présence d’un établissement secondaire ou d’une succursale, peuvent prétendre à ces aides financières octroyées par la Métropole et ses partenaires (ADEME et Région Auvergne-Rhône-Alpes).

Les stations se multiplient

Le travail de concertation mené avec le secteur économique se poursuit. Plusieurs groupes de travail ont été mis en place avec, par exemple, la Chambre de commerce et d’industrie, la Chambre des métiers et de l’artisanat ou encore la Confédération des petites et moyennes entreprises. « C’est bien à l’issue de ce travail, au travers d’échanges autour de cas extrêmement concrets, que nous bâtirons des réponses pragmatiques, y compris concernant l’ajustement de notre dispositif d’aide aux entreprises si ceci est nécessaire », souligne Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole. Un bilan de ces travaux sera effectué avant l’été.

La Métropole grenobloise participe aussi, en lien avec les opérateurs énergétiques et les communes, au développement des stations proposant des carburants alternatifs. L'objectif est de proposer un maillage « multi-énergies » du territoire. Ainsi, il existe trois stations GNV (Grenoble, La Tronche et Saint-Égrève) - une quatrième devrait ouvrir cette année, trois autres en 2022 et une autre en 2023. Concernant l'électrique, près de 80 bornes publiques sont disponibles : 39 points de charge sur l’espace public et 38 dans les parkings métropolitains. Plus de 60 bornes de recharge supplémentaires seront déployées sur le territoire jusqu’en 2022. Enfin, pour l'hydrogène, une station est ouverte aux professionnels sur la Presqu’île de Grenoble (GEG), deux autres seront mises en service en 2022 à Saint-Egrève (Vicat) et prochainement à Champ-sur-Drac (HRS).