Empruntez des capteurs et analysez vous-même l'air que vous respirez

Publiée le 24 septembre 2020

L'observatoire local de la qualité de l'air, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, propose d'équiper les citoyens de la région de capteurs pour leur permettre de prendre conscience de la qualité de l'air qu'ils respirent.

L'obseravatoire local de la qualité de l'air, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, propose d'équiper les citoyens de la région de capteurs pour leur permettre de prendre conscience de la qualité de l'air qu'ils respirent.
Le capteur est connecté au smartphone de la personne équipée (sous Androïd uniquement), lui donnant ainsi la possibilité de consulter ses résultats en direct ainsi que leurs évolutions sous forme de courbes.

C’est l’aboutissement de 4 ans de travail. L’observatoire local de la qualité de l’air Atmo Auvergne Rhône-Alpes vient de lancer sa Captothèque avec le soutien de la Métropole. Un service de prêt de capteurs destiné à équiper les citoyens qui le souhaitent pour qu’ils explorent en direct la qualité de l’air de leur environnement. « Ils s’agit de capteurs très légers, que l’on peut facilement accrocher à sa ceinture, à son vélo ou à son sac à dos », explique Stéphane Socquet, en charge de l’Innovation chez Atmo. « C’est un moyen à la fois simple et efficace pour que les métropolitains prennent conscience, par eux-même, de la qualité de l’air qu’ils respirent ».

Un capteur peu encombrant capable de capter les particules fines

Suffisamment sensible pour capter les particules fines (des Pm1 au PM10 en passant par les PM2,5), le dispositif peu encombrant est connecté au smartphone de la personne équipée (sous Androïd uniquement), lui donnant ainsi la possibilité de consulter ses résultats en direct ainsi que leurs évolutions sous forme de courbes. Pour aller encore plus loin, les participants pourront même transférer ces données sur le serveur de la Captothèque (géré par Atmo) afin de visualiser, de manière encore plus détaillée, le résultat de leurs mesures. Sans compter la possibilité de partager son expérience et ses données avec la communauté de participants et d’échanger avec les experts d’Atmo lors des nombreux ateliers qui seront organisés.

Objectiver les questions liées à la qualité de l'air

« Le fait de proposer aux citoyens de faire leurs propres mesures permet aussi d’objectiver les questions sur la qualité de l’air », insiste encore Stéphane Socquet. « C’est donc aussi une vraie richesse pour nous, car cela va nous permettre, en toute transparence, de dialoguer avec des personnes qui peuvent avoir des doutes sur les données que nous produisons habituellement ».

Déployés jusqu’à l’été prochain sur le territoire de la Métropole grenobloise mais aussi sur celui de la Métropole de Lyon et sur celui de Clermont Auvergne Métropole, 75 capteurs seront utilisés à tour de rôle et durant 15 jours consécutifs par quelque 600 citoyens. Fort d’une étude d’opinion récente, diligentée par Atmo, qui précise que 55% des habitants d’Auvergne-Rhône-alpes se disent intéressés par la mise à disposition d’un capteur pour mesurer eux-même la qualité de l’air, un total de 15 000 sessions de mesures sont attendues par l’observatoire.