Mégots et lingettes, fléaux des rivières et de la mer

Les mégots sur les trottoirs et les lingettes dans les toilettes sont les déchets les plus dangereux pour les milieux aquatiques et le système d’assainissement. Protégeons nos cours d’eaux de leur pollution !

Pas de mégots dans les caniveaux

  • Quand il pleut, les mégots passent par les grilles d’eaux pluviales des caniveaux et arrivent directement dans la rivière puis dans la mer.

  • Un mégot pollue 500 litres d’eau. C’est pour cette raison que des macarons « ici commence la mer » ont été posés près des grilles d’eaux pluviales. Tout ce qui est jeté dans la rue peut se retrouver dans la mer : ne jetons rien dans la rue.

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Pas de lingettes dans les toilettes

  • Les lingettes ne se dégradent pas dans les canalisations. Elles obstruent les grilles, bloquent les pompes et abiment les installations. Ce qui oblige les égoutiers à les sortir régulièrement des réseaux.

  • Chaque année, ce sont autour de 900 tonnes de lingettes qui sont retirées des eaux usées. Et quand il pleut, il arrive que les égouts débordent dans la rivière avec toutes les lingettes qui ont été jetées dans les toilettes. Alors n’utilisons pas nos toilettes comme une poubelle !

  • Voici ce que deviennent vos lingettes, pas si biodégradables qu'affiché...

Que fait la métropole pour lutter contre cette pollution ?

Pour empêcher les lingettes de partir dans la rivière, la Métropole a installé un filet anti-déchets dans les canalisations en cas de débordement par temps de pluie. Les lingettes représentent la moitié des déchets retenus par le filet.

La Métropole a aussi testé d’autres dispositifs innovants et très économiques pour éviter que les égouts débordent dans les milieux aquatiques lors de fortes pluies, comme l’installation d’une vanne de régulation des débits dans les réseaux.

Retour à la terre

Si la pluie transporte les déchets jusqu’à la rivière, c’est parce que les villes ont trop bétonné leurs sols. Au lieu d’être une ressource, la pluie est devenue un problème pour l’environnement.

Pour que la pluie redevienne une ressource et alimente nos réserves en eau, surtout en période de sécheresse, il faut qu’elle puisse s’infiltrer dans les sols ou être récupérée pour arroser les plantes.

Pour cela, la Métropole met à disposition des aménageurs le logiciel Parapluie© qui permet de trouver la solution la plus adaptée à un projet pour infiltrer les eaux pluviales, au plus près de l'endroit où elles tombent.